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| MONTAGNE HORIZON 2030 |
| DURANCIA Centre de Loisirs |
| PROJET DANS SON TERRITOIRE |
| GESTION DES DECHETS |
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Pour la première fois, les professionnels des massifs français se retrouvent à Chambéry autour des salons et des assises pour parler de développement durable;dans ce contexte a eu lieu le Concours d'Architecture et d'Urbanisme "Stations de montagne Horizon 2030".
Les deux lauréats pour l'édition 2011 sont connus depuis le 29 avril à l'issue de la première édition de la Biennale du Développement Durable. Durancia est un projet de Centre de Loisirs et de Remise en Forme à Montgenèvre dans les Hautes Alpes,proposé par le cabinet d'architectes lyonnais AT'LAS. Le Vallon de la Pierre à Berard à Chamonix-Mont-Blanc dans la Haute Savoie,est "Un paysage entre fluidité et brutalité" proposé par l'architecte parisien Pierre-Olivier Carpentier.
Les candidats se sont attelés à mettre en avant le tourisme vert dans leurs maquettes. Les projets inscrits au concours ont été exposés dans l'enceinte du salon Alpipro qui s'est tenu du 27 au 29 avril 2011 à Chambéry.
Le Concours est organisé par Green Events Organisation,et met l'accent sur la promotion d'initiatives et d'actions visant la protection de la nature, l'économie des consommations d'energie et la rentabilisation des infrastructures. Le challenge pour les candidats était de proposer dans leurs projets l'aspect participatif et responsable du tourisme durable, centré sur la découverte de la nature.
Le projet Durancia porté par le cabinet AT'LAS basé à Lyon,s'intéresse à l'amenagement du territoire montagnard. En plus des performances énergétiques du projet, du rapport entre l'aire de l'enveloppe et du volume du bâtiment, de son intégration dans l'environnement, le jury a été sensible au concept qui s'articule autour d'une pluralité des activités de loisirs fonctionnant 8 mois sur 12. Il tient compte dans ce sens de l'évolution des comportements touristiques des usagers amenés à s'approprier la montagne en dehors des périodes hivernales.
Le Jury a choisi le projet de l'architecte parisien sur Le Vallon de la Pierre à Berard,complexe passif et énergétiquement autonome, pour son originalité. Les différents éléments constitutifs du projet se répartissent le long des sentiers de randonnée, créant un mode d'hébergement utilisable toute l'année. La conception de l'ensemble, tout en étant très audacieuse, s'intégre de manière troublante à l'environnement.
L'objectif de la Biennale du Dévéveloppement Durable en Montagnes 2011 est de valoriser les projets architecturaux créatifs concernant l'architecture globale de la montagne touristique de demain. Le Vallon de la Pierre à Bérard - Chamonix-Mont-Blanc (74 Haute Savoie) Un paysage entre fluidité et brutalité Carpentier Architecte Tél : 0953188324 Email :
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Web : 142 rue du faubourg saint denis bat B 75010 PARIS Membre(s) équipe : Arthur Bodin, Florian Gravé, Germain Rozo Le projet prend place au Nord de la ville de Chamonix-74.A la question,"comment occuper la montagne dans le futur?",il répond par une intervention ex-nihilo,nuancée,située au juste milieu entre le simple refuge et la station de sports d'hiver occupée seulement 4 mois de l'année.Il se compose d'un complexe d'hébergement,d'une maison de la montagne,d'un centre d'escalade et de l'extension d'un refuge existant.Le projet aborde des éléments tels que la diversification des activités,le respect des circulations douces,la mise en place de matériaux traditionnels et durables,le maintien de l'aspect originel du lieu,une architecture non pas créée mais découlant de la structure du paysage de montagne. Tout d'abord, il est utile de préciser, qu'à l'inverse de certaines stations d'altitudes réalisées au cours de l'histoire du développement humain en montagne, le complexe ici créé peut être utilisé tout au long de l'année. Cet élément est à prendre en compte dans une démarche durable afin de créer un meilleur « ratio » entre la taille des infrastructures et le nombre de jours dans l'année où celles-ci sont occupées (on lutte ici contre le problème des « lits froids », phénomènes constatés avec l'implantation de complexes polluants la montagne, véritable catastrophes écologiques, n'étant exploités que durant les mois d'hiver). En ce qui concerne les apports énergétiques du projet, ils sont en majeure partie composés de dispositifs naturels tels que l'alimentation en électricité par des turbines déjà existantes sur les torrents, la récupération des eaux de ruissèlement pour l'apport en eau. Le mode de traitement des déchets est similaire à celui d'un refuge, les usagers de passage (l'hiver ou l'été) descendent l'ensemble des détritus vers la vallée, les installations présentes sur le site proposent iniquement un hébergement avec chauffage et eau potable. Lors du chantier, la notion de durabilité est aussi mise en avant, en effet, les émissions de gaz sont diminuées car les matériaux utilisés se trouvent déjà sur place, les énergies grises de transport sont moins conséquentes dans cette démarche où le patrimoine constructif de la région est simplement réinterprété. Les différents éléments constitutifs du projet s'implantent directement sur des sentiers de randonnées existants, ce qui permet de maintenir l'état sauvage du lieu tout circulant de manière douce et non polluante, en ne donnant aucune place à la voiture (celle-ci restant dans les zones urbanisées de la vallée proche). Le projet présente donc un complexe passif et énergétiquement autonome, relié aux zones urbanisées uniquement par des circulations douces, préservant l'aspect original du paysage montagnard pour les futures générations.




Quand un lieu urbain, quand les architectures qui le bordent, les espaces libres qui le relient, les lumières qui le traversent ont atteint des correspondances, quand on sent s’instaurer un dialogue entre les différentes parties, que chacune parle et reçoit des réponses, une harmonie se crée. C’est alors que nous sommes attirés par ce lieu, qu’il éveille notre intérêt, qu’il nous procure des émotions, qu’il requiert notre intelligence.