A la découverte de projets inspirants 1
- dans le Montreuillois


- sur le territoire de Lens-Hénin


- dans le Calaisis








La commune de Loos-en Gohelle (62) est à l’origine d’une initiative remarquable en matière de logement social et d’écoconstruction entre 2009 et 2010. Six logement sociaux, réalisés par l’atelier d’architecture Vivarchi, ont été construits en utilisant des matériaux écologiques, avec une conception énergétique optimisée et des solutions innovantes pour minimiser l’empreinte carbone de chaque unité. Des structures en bois massif, des isolations renforcées avec ouate de cellulose, des toits végétalisés étaient quelques-unes des caractéristiques du projet. S’inscrivant dans une démarche plus globale d’écoquartier, ce projet a non seulement contribué à réduire les coûts de fonctionnement pour les résidents, mais a aussi mis en lumière le potentiel et la viabilité de l’écoconstruction dans le domaine du logement social.

© Atelier d'architecture Vivarchi
Face à la dramatique accélération du changement climatique, l'architecture, la construction et l'aménagement urbain s'imposent comme des domaines d'action prioritaires pour réduire notre impact sur l'environnement et adapter nos sociétés aux défis à venir. Dans la mosaïque urbaine des Hauts-de-France où "Histoire" et "Innovation" dialoguent constamment avec le paysage, la formation "Bâti et enjeux climatiques" (proposée en 2023 par les CAUE 62/59 à Loos-en Gohelle et Lille), a jeté un pont entre théorie et pratique, science et artisanat, proposant une réflexion sur la conjonction entre habitat, urbanité et défis climatiques.
Dans un monde idéal, le tissu architectural ne devrait pas seulement répondre aux exigences fonctionnelles et esthétiques, mais aussi incarner une symbiose avec l'environnement dans lequel il s'insère. La prise de conscience environnementale des dernières années nous conduit de plus en plus à la matérialisation de cet objectif en empruntant des voies diverses. Voici celles qui se sont dégagées lors des débats et échanges entre les intervenants et les stagiaires.

Matériaux et Constructibilité : face aux défis du changement climatique, le GIEC (Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat) souligne l'importance des stratégies de construction et de matériaux qui valorisent l’efficacité énergétique et le confort thermique. L’adaptabilité est le maître mot : les bâtiments devront s’adapter aux conséquences négatives du changement climatique en modifiant leurs caractéristiques :
Les exemples suivants reflètent une volonté manifeste d'opter pour des solutions de construction à la fois respectueuses de l’environnement et ancrées dans le tissu économique régional car les techniques de construction doivent minimiser l'empreinte écologique du processus de construction lui-même :
Relation Bâti/Non-Bâti : la réflexion menée sur l’espace bâti ne doit pas s’arrêter à la seule empreinte du bâtiment, mais s’étendre à l’espace non bâti, englobant la biodiversité, les espaces végétalisés (pour combattre les îlots de chaleur) et l’utilisation optimale de l’espace (par exemple, en évitant l'étalement urbain). La loi Zéro Artificialisation Nette (ZAN) est un outil pertinent qui oblige à cette réflexion à l’échelle du territoire, régulant ainsi l’équilibre entre zones construites et espaces verts ou agricoles.
Quelques exemples :

© Zita architectes
Connectivité et Mobilité : la réflexion sur les transports, le raccordement aux réseaux et la mobilité douce est primordiale. Elle implique la problématique de la connectivité du bâtiment à son environnement immédiat et à la trame urbaine plus large.
Intégrer la mobilité et la connectivité dans la conception architecturale est capital pour instaurer des liaisons viables et durables au sein des trames urbaines (notamment dans le contexte des défis climatiques soulevés par les politiques du climat, de l’air, et de l’énergie). Les transports, en tant que secteur majeur émetteur de gaz à effet de serre et de polluants atmosphériques, doivent être repensés pour réduire leur impact sanitaire et environnemental. Les bâtiments se doivent d’être conçus en symbiose avec un réseau de transport plus propre, optimisant ainsi les liaisons vertes et favorisant la mobilité douce. Cela implique une planification urbaine qui privilégie la proximité des services et une accessibilité élargie aux transports collectifs, tout en assurant une résilience aux changements climatiques et en favorisant une économie locale dynamique et inclusive.

Mettre l'accent sur la sobriété énergétique et la rationalisation des équipements est essentiel dans la conception d'infrastructures publiques durables. Il s'agit de privilégier, dès le départ, des solutions basées sur une utilisation minimale des ressources, afin de garantir une exploitation efficiente à long terme. Cela peut passer par :
La mutualisation des équipements
Envisager des espaces polyvalents. Le partage des équipements entre plusieurs entités permet d'optimiser les investissements tout en favorisant la cohésion sociale.
La rationalisation des ressources
La mise en œuvre d’un système de gestion centralisé de l'eau peut permettre de réguler la fourniture d'eau chaude uniquement là où et quand elle est nécessaire.
La climatisation et le chauffage
Brise-soleil, ventilation naturelle, murs trombe… contribuent à la maîtrise énergétique.
A une échelle plus large, des réseaux de chaleur ou l’utilisation de la chaleur "fatale" ou perdue sont possibles (ex. : l’eau des bassins du centre aquatique de Desvres chauffée grâce à l’énergie perdue issue des activités de l’usine ArcelorMittal voisine).
La choix des énergies
S'assurer que les solutions adoptées sont viables à long terme, par des analyses de cycle de vie, par exemple.
Adopter une approche "Low Tech"
Se concentrer sur des solutions "Low tech", moins gourmandes en énergie et en ressources, tout en étant efficaces et durables.
Analyser le cycle de vie
Prendre en compte la durabilité des équipements dès leur acquisition, en privilégiant ceux qui présentent un bon bilan écologique sur l’ensemble de leur cycle de vie, de la fabrication à l'élimination.
Pour conclure
A travers ces exemples il s’agit de promouvoir une utilisation judicieuse et équilibrée des équipements, en intégrant la sobriété énergétique et l’efficacité dès la phase de conception. Au-delà de sa fonction première de protection et d'abri, le bâtiment du futur se veut un lieu à part, englobant une multitude de fonctions. Ce n’est plus seulement un espace de vie ou de travail, mais un écosystème intégré dans son milieu, un acteur du développement durable et un vecteur de lien social.
À travers la relation indissociable entre bâti et climat, le bâtiment n'est pas simplement un objet inanimé, mais un élément dynamique, capable d'interagir, d'influencer et d'être influencé par son environnement. À cet égard, les enjeux climatiques ne constituent pas uniquement un défi à relever, mais aussi une opportunité d'innover, de recréer et de faire évoluer nos habitats et nos villes vers des espaces plus résilients, inclusifs et harmonieux.
C'est dans cette optique qu'œuvrent les CAUE, le CERDD et bien d’autres organismes publics et privés en déployant leur expertise dans divers domaines, et en diffusant les connaissances, et les meilleures pratiques. Ces structures sont aujourd’hui d’incontournables ambassadeurs du développement durable dans la région des Hauts-de-France et au-delà.


Villes et Villages Fleuris, le label de la qualité de vie, récompense l’engagement des communes en faveur de l’amélioration de la qualité de vie et la stratégie globale d’attractivité mise en place à travers le fleurissement, le paysage et le végétal.
Vous trouverez dans ce guide de nombreux conseils pour valoriser les espaces publics de votre commune : abords de la mairie, cour d’école, cimetière ou encore espace naturel. Les espaces publics doivent valoriser les communes, être accessibles à tous, être des lieux de rencontre agréables et végétalisés. Leurs fonctions sont donc multiples !
Pour participer à ce label, vous pouvez être accompagnés par les structures suivantes :


COMMENT PARTICIPER AU LABEL VILLES & VILLAGES FLEURIS ?
Le label récompense l’engagement des communes en faveur de l’amélioration de la qualité de vie et la stratégie globale d’attractivité mise en place à travers le fleurissement, le paysage et le végétal.
Les critères évaluent :
La labellisation s’effectue à différents niveaux :
En 2023, la commune d’Etaples-sur-Mer a obtenu le prix de la protection de la nature.
www.villes-et-villages-fleuris.com/les-communes-labelisees/parcs-et-jardins-etaples-sur-mer/25205
www.villes-et-villages-fleuris.com/mode-dorganisation
Pour télécharger la grille d’évaluation, rendez-vous sur :
www.villes-et-villages-fleuris.com/documentation/grille-devaluation/
Le label en chiffres :
Accessibilité :
- APF (Association des Paralysés de France)
- MDPH du Pas-de-Calais (Maison Départementale des Personnes Handicapées)
Architecture :
Conseils :
Eau :
- VNF (Voies Navigables de France)
Eaux pluviales :
Ecologie :
- CD2E
Eco-construction :
Energie :
- ADEME (Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie)
- FDE 62 (Fédération Départementale d'Energie)
Environnement :
- ENRx (Espaces Naturels Régionaux)
Fleurissement :
- CNVVF (Conseil National des Villes et Villages Fleuris)
Foncier :
- EPF Nord - Pas-de-Calais (Etablissement Public Foncier)
Généralités :
- Conseil Départemental 62 - MDADT (Maison du Département Aménagement et Développement Territorial)
- Parc Naturel Régional des Caps et Marais d'Opale
Patrimoine :
- ARARCO (Association Régionale pour l'Aide à la Restauration des Chapelles et Oratoires)
- Association Mémoires du Travail
- DRAC (Direction Régionale des Affaires Culturelles)
- UDAP du Pas-de-Calais (Unité Départementale de l'Architecture et du Patrimoine)
Paysagistes concepteurs :
- FFP (Fédération Française du Paysage)
Réglementation :
- DDTM (Direction Départementale des Territoires et de la Mer)
- MIQCP (Mission Interministérielle pour la Qualité des Constructions Publiques)
Tourisme - patrimoine :
- ADRT Pas-de-Calais (Agence de Développement et de Réservation Touristiques)