Faire avec l'existant

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Séminaire des équipes de l’Union Régionale des CAUE

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Partager les points de vue, mutualiser les idées pour des projets futurs, tel est l’objectif de ces rencontres annuelles des équipes de nos 5 CAUE des Hauts-de-France. L’édition 2022 s’est déroulée à Saint-Quentin (02), le 24 novembre dernier.

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Cette année, 4 ateliers ont permis le croisement des regards, entre CAUE et métiers différents :

  • Actualisation des Atlas des paysages
  • Vers un Observatoire citoyen des territoires…
  • Comment concevoir les habitats de demain ?
  • Composer avec l’existant

Les réflexions ont contribué à dessiner la trajectoire pour notre Union Régionale, autour des partenariats régionaux engagés et la poursuite des actions sur la thématique du paysage. Elle met en évidence l’importance de composer avec le déjà là, tout en travaillant à construire demain.

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Dans la continuité des ateliers, les équipes des CAUE ont assisté à une conférence sur la prise en compte de ce "déjà là" dans la construction de la ville de demain, appliquée à la ville de Saint-Quentin.

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Deux visites pleines d’Histoire ont permis d’illustrer cette démarche :

  • La Basilique et son chantier : les fouilles archéologiques liées au projet d’aménagement du parvis ont permis de trouver les fondations d’une ancienne église, d’un cloître et plusieurs dalles funéraires. Les traces de ces fondations seront réinterprétées dans le futur projet qui sera réalisé par l’architecte, urbaniste et designer Jean-Michel Wilmotte.

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  • Les nouvelles galeries : elles ont été détruites lors de la Grande Guerre et reconstruites dans le style Art Déco sous l’égide de l’architecte parisien Sylvère Laville. Ce dernier inaugure à Saint-Quentin l’une des premières réalisations dans ce style. Les Nouvelles Galeries ont conservé leur structure et leurs matériaux faisant de ce bâtiment l’un des plus beaux Palais du patrimoine Art Déco français.

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La qualité des espaces publics, un enjeu pour les Petites Villes de Demain (PVD)

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Valoriser et revitaliser les centres-villes de communes moyennes… voilà un pari audacieux !

(Ré)affirmer ces communes comme centralité, c’est permettre aux habitants un meilleur accès aux services, aux équipements (sportifs, culturels, de loisirs…) et aux commerces. Il convient alors d’y allier des espaces publics de qualité, qui permettront à tout un chacun d’y accéder (circulations piétonnes, stationnement adapté et intégré, etc.), tout en participant à la valorisation globale du cadre de vie et de la ville, tant pour son patrimoine remarquable que pour ses espaces quotidiens.

Le programme « Petites Villes de Demain » (PVD) agit en ce sens ! Lancé en 2020, il a pour objectif d’améliorer les conditions de vie et le cadre de vie des habitants des communes sélectionnées, ainsi que des territoires qui gravitent autour, dans une dynamique de transition écologique. Les moyens à disposition des élus et leur accompagnement, sur la durée de leur mandat (jusqu’en 2026), sont alors renforcés.

Actuellement, ce sont plus de 1580 communes qui ont été retenues au titre de ce programme, dont 18 dans le Pas-de-Calais.

Investi dans la démarche, le CAUE 62 intervient à la fois auprès des communes qui l’ont sollicité (ateliers, comités de pilotage, conseil, diagnostic en marchant…), mais également auprès des services administratifs qui les accompagnent, avec l’intervention de conseillers dans des webinaires et des formations aux agents. Ce fut le cas, par exemple, de l’intervention de deux de nos paysagistes dans un webinaire organisé en novembre par la DDTM à destination des agents en charge du suivi de ce programme dans les villes du Pas-de-Calais concernées. Ce temps d’échange a permis de présenter des références abouties et qualitatives d’aménagements et de partager les expériences des communes les plus avancées dans cette démarche.

2023 sera sûrement l’occasion d’étendre et de diversifier ces interventions !

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Le CAUE conseille les particuliers à la Maison de l’Habitat Durable de Lens-Liévin

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Penser son projet avec des architectes, obtenir des explications sur le règlement d’urbanisme, mieux connaître les étapes d’un projet de construction ou de rénovation, avoir un avis technique…

Se lancer dans un projet de construction ou de rénovation amène de nombreuses questions auxquelles il est difficile de répondre seul. Les architectes et paysagistes du CAUE sont à votre disposition pour vous conseiller et répondre à vos questions tout au long de votre projet. Et, depuis octobre 2022, des permanences de conseil sont organisées chaque premier mercredi du mois à la Maison de l’Habitat Durable de Lens-Liévin, sur inscription.

C’est un espace unique et gratuit qui regroupe l’ensemble des partenaires et conseillers à votre disposition pour vos projets d’habitat et de rénovation énergétique. Vous pourrez y trouver des aides et renseignements sur les sujets suivants :

  • réaliser des travaux d’économie d’énergie ou de rénovation,
  • améliorer l’accessibilité de votre logement,
  • réaliser des travaux pour rénover votre copropriété,
  • trouver les aides financières dédiées à la rénovation de l’habitat,
  • obtenir des informations juridiques liées au logement,
  • connaître les démarches pour mettre en location votre logement,
  • devenir propriétaire,
  • etc.

Le CAUE rejoint maintenant ce très grand réseau afin que vous puissiez trouver toute l’aide nécessaire à votre projet dans un lieu unique dédié à l’habitat.

Pour plus d’information : La Maison de l’Habitat Durable.

Maison Habitat Durable

Aménager et entretenir les cimetières !

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Patrimoine communal, lieu de mémoire et de recueillement, les cimetières sont des lieux en mutation. En effet, le 0 phyto concerne les cimetières depuis juillet 2022 : les communes ne peuvent plus y utiliser de produits phytosanitaires. Pour entretenir ces vastes espaces, comprenant de nombreuses allées engravillonnées, une solution permet d’éviter de désherber : les plantations !

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Cimetière paysager de Longuenesse, © MOE : Gilles Noyon                          Engazonnement des allées du cimetière ancien de Lillers                            

Le végétal a de nombreux atouts : il met en valeur un lieu, apporte de la couleur évoluant au fil des saisons, enrichit la biodiversité, apporte de la fraîcheur et de l’ombre, crée une ambiance plus douce, plus propice au recueillement… et permet de limiter l’entretien. C’est pourquoi il est conseillé de planter des arbres, arbustes, plantes vivaces ou encore d’engazonner les allées des cimetières. Un espace minéral ne peut pas le rester sans intervention. Un espace planté occupe une zone, parfois difficile d’accès (inter-tombes…) et évite ainsi un entretien complexe.

Les communes peuvent donc tenter de planter davantage leurs cimetières, en se rapprochant de professionnels (paysagiste-concepteur…), pour valoriser ces lieux de mémoire tout en limitant la gestion. Une gestion différenciée permet de réduire le temps et le coût de l’entretien en l’adaptant selon les surfaces. Il ne faut pas oublier de communiquer pour expliquer ces changements de pratiques, pour que les habitants les comprennent et les acceptent.

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Extension du cimetière de Neufchâtel-Hardelot, © MOE : V2R                                 Panneau d’information dans un cimetière

Ce sujet a été développé par le CAUE lors d’une ½ journée d’émulation qui s’est tenue à Lillers, le 10 novembre, dans le cadre du label Villes et Villages Fleuris. Une soixantaine d’élus et de techniciens de communes du département étaient présents, afin de réfléchir à cette problématique et entendre les retours d’expériences d’autres communes.

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Présentation et retour d’expérience lors du temps d’émulation                      Visite du cimetière de Lillers

Béton

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Saviez-vous que l’inventeur du béton armé, François Hennebique (1842-1921), est originaire de Neuville-Saint-Vaast, commune du Pas-de-Calais ? Ce maçon aura entrevu le premier les immenses possibilités de ce procédé de construction. Mais qu’est-ce que le béton précisément ?

Le mot béton, à l’origine "betun" (1170) désigne un assemblage d’éléments essentiellement minéraux (gravillon, sable, liants, adjuvants et eau) formant un mélange homogène durcissant à l’air.

Comme en cuisine, les recettes de béton sont innombrables et dépendent des matériaux disponibles sur place, ainsi que de la destination de l’ouvrage.

L’ancêtre du béton actuel est un mortier composé de chaux, d’argile, de sable et d’eau et fut utilisé dans la conception de la pyramide d’Abou Rawash (vers 2600 av J.-C.).

Vers le Ier siècle apr. J.-C., la Rome antique reprend cette technique en y incorporant du sable volcanique ou des tuiles broyées. Le Panthéon et le Colisée à Rome sont ainsi réalisés dans une sorte de béton.

Aujourd’hui, et depuis le début du XXème siècle, la malléabilité de ce matériau a inspiré d’innombrables ingénieurs et architectes. Hennebique, Auguste Perret, Le Corbusier, Oscar Niemeyer, Tadao Ando pour n’en citer que quelques-uns, ont donné au béton ses lettres de noblesse.

Le développement récent d’une architecture de l’habillage a stimulé la recherche et le béton devient encore davantage le vecteur d’une expression plastique. Le béton est devenu une peau que l’on texture, brosse, sculpte, teinte, tatoue.

Les progrès à venir et la bataille qui se mène dès aujourd’hui se jouent sur le terrain de la légèreté et de la performance thermique. Les exigences énergétiques obligeront les bétons nouveaux à évoluer pour rester visibles dans une architecture contemporaine plus durable.

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